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Jeudi 29 avril 4 29 /04 /Avr 08:29

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 Le temps m’était désormais compté. Après une douche et un rasage minutieux, je décide de partir immédiatement en direction de mon rendez-vous en faisant un crochet par un sex-shop pour faire l’acquisition du plug et du collier de chien.

Le magasin est désert à cette heure. Je cherche désespérément les articles. Au comptoir, deux hommes au faciès peu jovial discutent.

Je trouve un large collier de cuir noir clouté orné d’un anneau, mais impossible de trouver un plug. Le temps tourne… Le commerçant, de son comptoir, me demande ce que je cherche. Je sens mes joues s’empourprer mais arrive néanmoins à murmurer que je cherche : un plug. C’est ridicule, mais j’ai l’impression qu’il sait à qui il est destiné. Je règle mes achats.

Il ne reste que 45 minutes pour être au rendez-vous. Rapidement je trouve un café pour me réfugier dans les toilettes. C’est dans ce petit réduit mal entretenu que je finis de répondre aux exigences de ma Maîtresse. L’intromission est difficile et me brûle. Je suis obligé de m’y reprendre à plusieurs fois. Je suis rempli. J’ajuste le collier autour de mon coup et essaye de le dissimuler le plus possible avec le col de ma chemise. En sortant des toilettes, je jette un coup d’œil dans la glace. Malgré mes efforts, le collier reste visible.

Comment décrire mon trajet dans le métro parisien ? Inconfortable et humiliant.
Je reste debout. J’ai l’impression que tout le monde me regarde, me juge, me jauge. Une femme me fixe intensément et je vois dans ses yeux du dégoût voir de la haine. Deux jeunes parlent entre eux en me dévisageant et en esquissant des sourires moqueurs.

Le rendez-vous est à quelques centaines de mètres de la bouche de métro, pourtant la route me semble longue. L’anus dilaté m’impose une démarche qui est loin d’être naturelle.

Je suis arrivé à l’heure au rendez-vous. Conformément aux instructions de Madame, j’attends devant une grande porte cochère en bois massif. J’attends, j’attends… J’attends quoi ? J’attends qui ?... Je ne sais pas quelle attitude avoir, comment me mettre, que faire de mes mains. Mon accoutrement me met mal à l’aise, le plug me gêne, la situation grotesque arrive même à me dégoûter de moi-même. J’en frissonne. Malgré tout, je ressens du plaisir à être si mal considéré, à être utilisé, à prouver ma docilité.

De longues minutes passent (45mn exactement) jusqu’à ce que mon portable retentisse. C’est un texto : « T’es un brave bête. Retourne à ta niche et attends  ».

Dépité, je rebrousse chemin. Je m’arrête dans un bistrot et utilise les toilettes pour ôter mon collier et mon plug. Je retourne chez moi.

En fin d’après midi je reçois un nouveau mail de Madame :

«  J’attends de toi une soumission et une dévotion totale. Tu dois apprendre à anticiper mes désirs et mes plaisirs. Cet après midi, j’ai été déçue de te voir te libérer de tes contraintes sans en avoir reçu l’ordre. Attends toi de payer cette erreur ! »

 

Même si je n’ai pas eu la chance de voir Madame, je sais maintenant qu’elle était présente et qu’elle m’a même suivi. Une nouvelle angoisse s’empare de moi : peut-être m’a-t-elle suivi jusqu’à chez moi ?

Je ne connais rien (ou si peu) de ma Maîtresse comparé à ce qu’elle détient de moi : les photos, les confessions, mon portable, mon mail et mon adresse.

 

Je lui appartiens.

Par revesdesoumission.erog.fr - Publié dans : Fantasmes
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